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Juridiction : Cameroun (CM)6 sources officielles vérifiées (2026-10-30)Langue : FrançaisRead in English →

Que faire lors d'un décès en Cameroun : liste officielle en 5 étapes

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Nous vous présentons nos sincères condoléances pour le décès de votre proche au Cameroun. Afin de vous guider avec précision dans l'accomplissement des formalités médicales, d'état civil, funéraires, sociales et successorales prévues par la législation camerounaise, nous avons organisé ci-dessous les cinq étapes officielles dans l'ordre chronologique.

Liste officielle résumée en 5 étapes

Feuille de route publique de référence
  1. 1

    Constatation médicale du décès et délivrance du certificat de genre de mort

    • Décès survenu en établissement hospitalier : Lorsque votre proche décède dans un hôpital public, un centre hospitalier régional ou une clinique privée agréée par le Ministère de la Santé Publique, le médecin traitant ou le médecin de garde procède immédiatement au constat clinique et délivre le certificat médical de décès, communément appelé certificat de genre de mort [1] [5]. Ce document médical officiel est indispensable pour l'admission du corps à la morgue hospitalière ainsi que pour la déclaration légale auprès de l'état civil [1] [4].
    • Décès survenu à domicile : Si le décès survient au domicile familial, la famille doit faire appel à un médecin assermenté ou transférer la dépouille vers la formation sanitaire publique la plus proche afin qu'un praticien habilité établisse le certificat de genre de mort [1] [5]. Dans les localités rurales dépourvues de médecin, le constat s'appuie sur l'attestation du chef traditionnel de village ou de quartier accompagnée du témoignage de deux témoins majeurs [4].
    • Intervention médico-légale et judiciaire en cas de décès suspect : En cas de mort violente, d'accident sur la voie publique ou de suspicion médico-légale, les services de police ou de gendarmerie ainsi que le Procureur de la République territorialement compétent doivent être saisis immédiatement [1] [4]. Aucune levée de corps ni inhumation ne peut avoir lieu avant la réalisation de l'examen médico-légal et la délivrance d'une réquisition ou autorisation judiciaire d'inhumer [1] [4].
  2. 2

    Déclaration du décès à l'état civil et obtention des actes officiels

    • Autorité compétente et délais légaux (Ordonnance n° 81-02) : En vertu de l'Ordonnance n° 81-02 du 29 juin 1981 portant organisation de l'état civil au Cameroun (modifiée et complétée par la Loi n° 2011/011 du 6 mai 2011), tout décès doit être déclaré auprès de l'officier d'état civil du centre d'état civil principal (mairie de la commune d'arrondissement) ou secondaire du lieu du décès, de l'inhumation ou du dernier domicile du défunt [4]. Le délai légal de déclaration est fixé à quatre-vingt-dix jours suivant le décès [4].
    • Déclarants, témoins et pièces requises : La déclaration est effectuée par le chef de famille, un parent de la personne décédée ou toute personne ayant eu connaissance certaine du décès, assistée de deux témoins majeurs munis de leur carte nationale d'identité [4]. Le dossier comprend le certificat médical de genre de mort, l'original ou la copie de la carte nationale d'identité (ou de l'acte de naissance ou de mariage) de la personne décédée, ainsi que les pièces d'identité du déclarant et des témoins [4].
    • Délivrance de l'acte et jugement supplétif hors délai : L'officier d'état civil dresse gratuitement l'acte de décès sur les registres officiels et en délivre des copies certifiées conformes [4]. Si le délai légal de quatre-vingt-dix jours est expiré, l'enregistrement ne peut plus intervenir que sur réquisition du Procureur de la République ou en vertu d'un jugement supplétif d'acte de décès rendu par le tribunal compétent [4]. Lorsque la personne décédée détenait une nationalité étrangère, la transcription consulaire de l'acte camerounais peut être sollicitée auprès de la représentation diplomatique concernée, telle que l'Ambassade de France au Cameroun pour les ressortissants français [4].
  3. 3

    Organisation des obsèques, levée de corps et rapatriement international

    • Autorisations municipales, sanitaires et levée de corps : L'inhumation dans un cimetière municipal ou sur le domaine familial coutumier requiert un permis d'inhumer délivré par le maire de la commune territorialement compétente sur présentation du certificat médical et de l'acte de décès [1] [4]. Lorsque la dépouille est conservée en morgue (par exemple à Yaoundé ou à Douala), la cérémonie de levée de corps et le transfert interurbain nécessitent une autorisation de transfert de corps délivrée par l'autorité administrative préfectorale ou municipale ainsi qu'un certificat de non-contagion [1] [5].
    • Inhumation et crémation : L'inhumation demeure la pratique largement majoritaire au Cameroun ; toute opération funéraire ou d'embaumement (soins de thanatopraxie) doit être confiée à des services mortuaires hospitaliers ou à des entreprises de pompes funèbres agréées par le Ministère de la Santé Publique [1].
    • Rapatriement international de la dépouille : En cas de transfert international du corps vers l'étranger ou vers le Cameroun, l'opérateur funéraire et la famille doivent réunir l'acte de décès légalisé par le Ministère des Relations Extérieures, le certificat médical de non-épidémie et de non-contagion, l'attestation de soins de conservation, le procès-verbal de mise en bière en cercueil hermétique avec filtre épurateur et le laissez-passer mortuaire délivré par les autorités consulaires compétentes [1] [4].
  4. 4

    Sécurité sociale (CNPS), pensions publiques, banques et assurances

    • Salariés du secteur privé et affiliés à la CNPS : Si votre proche était salarié ou pensionné du régime général, les ayants droit doivent déposer une demande de pension de survivants auprès de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale [2] [3]. Le dossier comprend le formulaire réglementaire de demande de prestations de survivants, la copie certifiée conforme de l'acte de décès, l'acte de mariage, l'attestation de non-remariage du conjoint survivant, les actes de naissance et certificats de scolarité des enfants mineurs à charge, ainsi que les justificatifs d'activité ou de pension de l'assuré [2] [3].
    • Fonctionnaires et agents de l'État : Lorsque la personne décédée relevait de la fonction publique camerounaise, les démarches relatives au capital-décès et à la pension de réversion s'effectuent auprès du Ministère des Finances et du Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, sur présentation des actes d'état civil et du certificat de cessation de paiement [3].
    • Banques et compagnies d'assurance : Nous vous conseillons de notifier rapidement le décès aux banques commerciales et aux établissements de microfinance où la personne décédée détenait des avoirs afin de sécuriser les soldes bancaires dans l'attente du règlement successoral et d'activer les contrats d'assurance-vie ou de prévoyance obsèques [2] [6].
  5. 5

    Ouverture et règlement de la succession

    • Jugement d'hérédité et compétence juridictionnelle : Au Cameroun, l'ouverture de la succession repose sur l'acte de décès officiel et combine les règles du droit civil écrit et du droit coutumier, sous réserve du respect de l'ordre public et des droits fondamentaux du conjoint survivant et des descendants [4] [6]. Les ayants droit doivent saisir le Tribunal de Première Instance ou le Tribunal de Grande Instance (ou un notaire territorialement compétent) après tenue d'un conseil de famille homologué afin d'obtenir un jugement d'hérédité désignant les héritiers légaux et l'administrateur des biens [4] [6].
    • Déclaration fiscale de succession et droits de mutation : Conformément au Code Général des Impôts du Cameroun, les héritiers ou le notaire chargé du dossier doivent souscrire la déclaration de succession et acquitter les droits de mutation par décès auprès de la Direction Générale des Impôts avant tout transfert de titres fonciers ou déblocage définitif des comptes bancaires [6].
    • Coordination internationale pour les héritiers ou biens à l'étranger : Si un héritier réside hors du Cameroun ou si la succession comprend des actifs situés à l'étranger, l'héritier non-résident peut établir une procuration authentique devant notaire ou devant le consulat du Cameroun (ou l'Ambassade de France au Cameroun selon la juridiction concernée) afin de se faire représenter lors du conseil de famille et devant les juridictions et services fiscaux camerounais [4] [6].

Si le défunt ou un héritier réside à l’étranger (If the Deceased or an Heir Lives Abroad)

Les 5 étapes ci-dessus couvrent les démarches nationales (Cameroun). Lorsque la personne possédait une nationalité étrangère, résidait dans un autre pays ou laisse des héritiers, des comptes bancaires ou des biens immobiliers à l’étranger, des formalités transfrontalières supplémentaires s’appliquent :

Votre situation implique Cameroun et un autre pays ?Demander votre feuille de route binationale à Ask Clarvia →

Vous souhaitez vérifier comment ces 5 étapes s’appliquent à votre mairie, consulat ou contrat d’assurance ?

Décrivez ci-dessous les démarches déjà effectuées. Ask Clarvia rassemble les prochaines étapes et les contacts précis pour votre situation.

Autorités officielles et contacts vérifiés

CM · health service

Autorité sanitaire nationale compétente pour les formations hospitalières publiques, les morgues et les certificats sanitaires de transfert mortuaire.

Téléphone: +237 222 22 01 72E-mail: [email protected]
CM · pension or benefits body

Organisme public de sécurité sociale chargé du versement des pensions et allocations de survivants aux ayants droit des travailleurs salariés.

Téléphone: +237 222 23 40 11E-mail: [email protected]

Administration fiscale compétente pour l'enregistrement des déclarations de succession, le paiement des droits de mutation par décès et la délivrance des attestations de non-redevance.

Téléphone: +237 8200
CM · consular service

Services consulaires compétents pour la transcription des actes d'état civil camerounais, les laissez-passer mortuaires et les légalisations internationales.

Téléphone: +237 222 22 79 00

Sources officielles vérifiées par Clarvia

  1. [1]
    Portail officiel du Ministère de la Santé Publique du Cameroun (MINSANTE) — Ministère de la Santé Publique du Cameroun
  2. [2]
    Droits et démarches des bénéficiaires de prestations sociales et pensions de survivants — Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS Cameroun)
  3. [3]
    Le régime camerounais de sécurité sociale (vieillesse, invalidité et survivants) — Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale (CLEISS)
  4. [4]
    Services aux citoyens, état civil et démarches consulaires au Cameroun — Ambassade de France au Cameroun
  5. [5]
    Organisation sanitaire et profil pays du Cameroun — Organisation mondiale de la Santé - Bureau régional pour l'Afrique
  6. [6]
    Portail officiel de la Direction Générale des Impôts du Cameroun (déclarations et droits d'enregistrement) — Direction Générale des Impôts (DGI Cameroun)

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Recevez par e-mail les démarches restantes adaptées à votre situation exacte

Le résumé officiel en 5 étapes ci-dessus présente le cadre général. Les démarches suivantes dépendent de votre situation précise. Cliquez sur un sujet ci-dessous pour pré-remplir votre question ou décrivez directement votre cas :

Ce qu’Ask Clarvia vérifie pour votre dossier (cliquez pour pré-remplir) :

“Dans quelle commune du Cameroun le décès est-il survenu et votre proche relevait-il de la CNPS, de la fonction publique ou d'une succession comprenant des héritiers à l'étranger ?”

Vous recevrez un e-mail de Lex, de l’équipe Clarvia. Vous pourrez y répondre, le transférer ou inclure des membres de votre famille et des professionnels dans les échanges.

Comment cette page a été préparée

Cette page repose sur des données vérifiées de Clarvia. Dernière révision : 2026-10-30. Consultez les sources officielles liées pour vérifier les textes en vigueur. Clarvia fournit des informations pratiques et oriente vers les services compétents, sans remplacer un conseil juridique, fiscal, médical ou notarial.

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